Des outils

 

Etre en vie,

malgré toutes les difficultés que chacun rencontre,

est un véritable cadeau,

unique et éphémère

J.Castaldi 





Chaque instant du Présent


Chaque instant du présent se veut une étincelle de bonheur,
Chaque jour, chaque nuit, se veut une chance de plus dans ma vie,
Pour goûter au bonheur, sous toutes ses formes et toutes ses couleurs,
Pour goûter à l'amour, qui vit en mon coeur chaque jour!

Je prends la vie, dans mes bras je l'embrasse et j'y crois.
J'écoute la vie en mon coeur, et je l'aime sans peur.
Je mets la vie dans ma voix et je lui redonne ce que je lui dois...

Chaque instant de ma vie, est un pas de plus que j'accomplis,
Chaque battement de mon coeur me raccroche à la vie d'heure en heure,
Chaque souffle, chaque soupir m'invitent à vivre mon avenir,
Pour toucher à l'amour qui vit autour de moi chaque jour.

Chaque regard sur ma vie, me rappelle que je dois des ''Merci'',
Chaque larme, chaque sourire s'harmonise dans mes souvenirs,
Chaque rayon de soleil, chaque goutte de pluie m'émerveillent,
Et jusqu'au dernier jour,
je croirai en ma vie par Amour.

Chaque instant du présent, se veut une étincelle de bonheur...

Mélysange D.F. 2005

Ecouter...

Lorsque je te demande de m’écouter,
et que tu me donnes des conseils,
tu ne fais pas ce que je t’ai demandé.

Lorsque je te demande de m’écouter,
et que tu me dis que je ne devrais pas me sentir ainsi,
tu piétines mes sentiments.

Lorsque je te demande de m’écouter,
et que tu crois que tu dois faire quelques choses,
pour solutionner mon problème, tu me brimes, aussi étrange que cela puisse te paraître.

Écoute! Tout ce que je te demande, c’est de m’écouter.
Pas de parler ou de faire, ou juste m’entendre.
Les conseils, je n’en ai que faire. Je peux accomplir mes choses; je ne suis pas
sans ressources; peut-être suis-je découragé ou hésitant, mais je ne suis pas
impuissant. Lorsque tu fais quelque chose à ma place et que je peux
l’accomplir moi-même, tu contribues à ma peur et à ma faiblesse.

Mais lorsque tu acceptes, comme un simple fait, que je sente ce que je sens,
aussi irrationnel que ce soit, alors je peux cesser de vouloir te convaincre et,
travailler à comprendre ce qui se passe en moi.
Et si un jour, tu désires parler, “je” t’écouterai à mon tour.

Virginia Satir

L'art a, comme la flamme, une puissance de sublimation. Jetez dans l'art, comme dans la flamme, les poisons, les ordures, les rouilles, les oxydes, l'arsenic, le vert-de-gris, faites passer ces incandescences à travers le prisme ou à travers la poésie, vous aurez des spectres splendides, et le laid deviendra grand, et le mal deviendra beau>

William Shakespeare

 

 

 

 

 Ma liberté

Le calme...Ce calme qui ne précède ni ne suit plus la tempête. Ce signe venu de l'au delà de ma conscience qui m'annonce que mes peurs sont en berne.

Très longtemps, elles m'ont empêché de dissocier le "mal" de l'interdit. J'ai dépensé mon énergie sans compter pour les rejeter hors de ma conscience. C'était un combat épuisant et inutile ; plus je les repoussais et plus elles dirigeaient ma vie.

Elles revêtaient toutes les formes : peur de l'autre, du noir, de ne pas être aimé, d'être aimé, du ridicule, de la laideur, d'échouer, de réussir, de décevoir, de la violence, de ma violence, peur de procréer, d'avoir peur, ..., d'être, tout simplement. Elles usaient de tous les subterfuges pour asseoir leur domination, se cachant dans les recoins insondés de mon esprit.

Je croyais disposer d'une arme infaillible pour les vaincre : mon mental. Mais la raison est inopérante dans le domaine de l'émotionnel. Muni de mon intelligence, de mon esprit d'analyse, je pensais pouvoir tout résoudre. Rien n'était supposé surpasser l'intellect. Rien ne devait exister en dehors de lui. Comment aurait-il pu en être autrement ? Le monde de l'inconscient me terrorisait ; mes peurs s'y tapissaient, gouvernant sans partage. Elles guerroyaient sans cesse pour asservir aussi ma conscience, n'attaquant jamais à visage découvert, se dissimulant derrière leurs pions : l’angoisse, le ressentiment, la colère, la jalousie, la méchanceté, l'intolérance,... Et moi je résistais du haut des remparts en carton de mon orgueil dérisoire, de ma suffisance. Je n'avais pas compris qu'elles ne viendraient jamais en personne investir la place, leur puissance se fondant sur mon ignorance. Je croyais qu'elles gouvernaient seules mon monde intérieur ; à tel point que je pensais qu'elles étaient mon essence. Je me trompais.

Alors, un jour, j'ai levé le pont-levis. J'ai, malgré ma terreur, soutenu leur regard, mon regard...

Si je parle d'elles à l'imparfait, c'est plus pour suggérer un changement de mon état interne que pour signifier leur disparition. D'aucunes ont disparu, d'autres perdent chaque jour plus de vitalité, mais certaines demeurent intactes ou encore dissimulées. Mais je ne les crains plus ; je connais maintenant beaucoup de leurs facettes. Non seulement leur pouvoir s’affaiblit, peu à peu, mais leurs manifestations sont devenues de précieux guides pour me découvrir. Et puis, cette formidable énergie dilapidée pour les repousser s’offre à moi.

Mais elles ne m'avaient pas entièrement colonisé. J'avais construit un territoire virtuel dont l'accès leur était difficile, mais pas interdit. Elles étaient présentes mais je les dominais à ma guise, valeureux et beau, aimé et généreux. J'ai dû délaisser ce monde imaginaire protecteur et pénétrer ma réalité intérieure, à la recherche de mon identité. Dans cette quête, difficile mais formidable, j'ai ramené un premier trophée : la signification d'un mot, encore fragile mais planté comme un étendard dans le coeur de mes peurs ; ce mot qui n'était pour moi, jusqu'alors, qu'un concept philosophique ; ces trois syllabes qui caressent encore timidement mes entrailles : liberté, ... ma liberté !

Bien sûr, son statut est encore embryonnaire. Mais très lentement son espace s’aggrandit. Ce n’est pas celle rêvée dans mon enfance : faire à ma guise, ne dépandre de personne. Au contraire, la responsabilisation est un outil essentiel à la construction de mon espace libertaire. Ce sont les victimes qui attendent d’être libres par l’action des autres. Me sentir responsable fait de moi, petit à petit, un acteur. Cela devient, doucement, plus un état interne qu’une volonté d’être. Cela n’implique pas pour autant la notion de culpabilité. Il n’est pas question de me morfondre sur mes actes ou mes choix d'hier mais d’accepter qu’ils soient les vecteurs de mon présent. La fatalité est un concept qui disparait de mes croyances. J'ai aussi fini par accepter mon besoin de l'autre, en proie à des peurs différentes mais précieuses pour comprendre les miennes, les démystifier.

Naturellement, cette évolution ne fut ni spontanée, ni librement consentie ; je n’avais d’autre choix pour comprendre et espérer atténuer ma difficulté de vivre. J’aurais pû, comme tant d’autres ne jamais trouver ce chemin et fustiger une injuste destiné, blâmer tous ces autres, soit disant responsables de mon malheur. Mes rencontres, les circonstances, en décidèrent autrement. Je ne sais si la chance ou l’inéluctable orienta mon existence, peut-être un mélange des deux ; quoi qu’il en soit, je deviens de plus en plus acteur et de moins en moins dépositaire. Pour moi, la réussite n’est pas d’atteindre ce que j’ai rêvé d’être, mais de comprendre et accepter ce que je suis.

Mon histoire est celle d'un homme tout ce qu'il ya de plus ordinaire. Elle est indissociable de celle de mes parents, de ma famillle. J'aurais aimé qu'ils me la racontent, sans complaisance. Non pas qu'ils aient délibérément caché ou transformé ce que j'étais en droit de savoir. Si je connais mes peurs, comment ne pas pardonner les leurs ? Malgré tout, j'ai pu en reconstituer une partie. Souvent, les non-dits sont entendus ; ils imprègnent notre inconscient et sont inscrits dans notre émotionnel. Je suis l'avant dernier maillon d'une longue chaine de souffrances, de frustrations, de renoncements. J'ai l'opportunité de la briser, ou plus modestement, de l'affaiblir sérieusement.

Nulle prétention ne se cache derrière ces confidences ; je ne veux pas donner un sens à toute existence ; ce chemin m'appartient. Le voyage dans mon passé, s'il adoucit mon présent, n'éclaire pas pour autant la route de mon devenir.

Demain m'enchantera parfois, me surprendra, m'ennuira, me fera douter, sera terrible, peut-être, mais ne m'effraie plus.


© 2001 SUSIERRA Manuel

 

Après quelques temps, tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme.

Et tu apprendras que aimer ne signifie pas s’appuyer, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité.

Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni les cadeaux, ni les promesses…

Tu commenceras à accepter tes échecs la tête haute, comme un adulte, et non avec la tristesse d’un enfant.

Et tu apprendras à construire aujourd’hui tes chemins, parce que le terrain de demain est incertain, et ne garantit pas la réalisation des projets, et le futur à l’habitude de ne pas tenir ses promesses.

Après un certain temps, tu apprendras que le soleil brûle si tu t’y exposes trop.

Tu accepteras le fait que même les meilleurs peuvent te blesser parfois, et que tu auras à leur pardonner.

Tu apprendras que parler peut alléger les douleurs de l’âme.

Tu apprendras qu’il faut beaucoup d’années pour bâtir la confiance, et à peine quelques secondes pour la détruire, et que, toi aussi, tu pourras faire des choses dont tu te repentiras le reste de ta vie.

Tu apprendras que les vraies amitiés continuent à grandir malgré la séparation. Et que ce qui compte, ce n’est pas ce que tu possèdes, mais qui compte dans ta vie…

Et que les bons amis sont la famille qu’il nous est permis de choisir.

Tu apprendras que nous n’avons pas à changer d’amis, si nous acceptons que nos amis changent et évoluent.

Tu expérimenteras que tu peux passer de bons moments avec ton meilleur ami en faisant n’importe quoi, ou rien, seulement pour le plaisir de jouir de sa compagnie.

Tu découvriras que souvent nous prenons à la légère les personnes qui nous importent le plus ; et pour cela nous devons toujours dire à ces personnes que nous les aimons, car nous ne savons jamais si c’est la dernière fois que nous les voyons…

Tu apprendras que les circonstances, et l’ambiance qui nous entoure, ont une influence sur nous, mais que nous sommes les uniques responsables de ce que nous faisons.

Tu commenceras à comprendre que nous ne devons pas nous comparer aux autres, sauf si nous désirons les imiter pour nous améliorer.

Tu découvriras qu’il te faut beaucoup de temps pour être enfin la personne que tu désires être, et que le temps est court…

Tu apprendras que si tu ne contrôles pas tes actes, eux te contrôleront, et que être souple ne signifie pas être mou ou ne pas avoir de personnalité : car peu importe combien délicate ou complexe soit une situation, il y a toujours deux manières de l’aborder.

Tu apprendras que les héros sont des personnes qui ont fait ce qu’il était nécessaire de faire, en assumant les conséquences.

Tu apprendras que la patience requiert une longue pratique.

Tu découvriras que parfois, la personne dont tu crois qu’elle te piétinera si tu tombes, parfois est l’une des rares qui t’aideras à te relever.

Mûrir dépend davantage de ce que t’apprennent tes expériences que les années que tu as vécu.

Tu apprendras que tu tiens beaucoup plus de tes parents que tu veux bien le croire.

Tu apprendras qu’il ne faut jamais dire à un enfant que ses rêves sont des bêtises, car peu de choses sont aussi humiliantes ; et ce serait une tragédie s’il te croyait, car cela lui enlèverait l’espérance !

Tu apprendras que, lorsque tu sens de la colère et de la rage en toi, tu en as le droit, mais cela ne te donne pas le droit d’être cruel.

Tu découvriras que, simplement parce que telle personne ne t’aime pas comme tu le désires, cela ne signifie pas qu’elle ne t’aime pas autant qu’elle en est capable : car il y a des personnes qui nous aiment, mais qui ne savent pas comment nous le prouver…

Il ne suffit pas toujours d’être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à te pardonner à toi-même…

Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et, parfois, condamné…

Tu apprendras que peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner.

Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière.

Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs…

Alors, et seulement alors, tu sauras ce que réellement tu peux endurer ; que tu es fort, et que tu pourras aller bien plus loin que ce que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer !

C’est que réellement la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter !


William Shakespeare

 

 


Le Jeu de l'ego.

L'ego joue avec brio sur notre peur fondamentale de perdre le contrôle et sur notre crainte de l'inconnu. Nous pourrions par exemple nous dire :
« Je devrais vraiment abandonner l'ego. Je souffre tant ! Mais alors, qu'adviendra-t-il de moi ? »
Et l'égo ajoutera, de sa voix douce :
« Je sais que je te pose parfois des problèmes ; crois-moi, je comprends très bien que tu veuilles me quitter. Mais est-ce réellement là ce que tu souhaites ?

Réfléchis bien :

si je m'en vais, que va-t-il t'arriver ?
Qui s'occupera de toi ?
Qui te protégera,
qui prendra soin de toi comme je le fais depuis des années ? »

Même si nous démasquions les mensonges de l'ego, nos peurs nous interdiraient de l'abandonner.
En effet, sans une connaissance réelle de la nature de l'esprit ou de notre véritable identité, nous ne voyons pas d'autre alternative.
Nous nous soumettons continuellement à ses exigences, avec la même haine de soi morose qu'un alcoolique tendant la main vers la boisson, tout en sachant qu'elle est en train de se détruire, ou qu'un toxicomane cherchant sa drogue à tâtons, conscient qu'après une brève euphorie, il se trouvera à nouveau prostré et désespéré.

Sogyal Rinpoché : Etincelles d'Eveil

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 07/10/2009